Jeudi 5 novembre 2015 > Conférence "Rome et l'Étrurie: l'histoire contrastée d'un bilinguisme" par Dominique Briquel

Jeudi 5 novembre 2015
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Site archéologique Lattara-musée Henri Prades

Jeudi 5 novembre 2015 à 18h30 > Conférence "Rome et l'Étrurie : l'histoire contrastée d'un bilinguisme" par Dominique Briquel.

Dans le cadre de l'exposition temporaire "Les Étrusques en toutes lettres. Écriture et société dans l'Italie antique", Dominique Briquel, professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne, propose le jeudi 5 novembre 2015, à 18h30, une conférence "Rome et l'Étrurie: l'histoire contrastée d'un bilinguisme".

Les Étrusques et les Romains ont été dès l'origine des peuples voisins, et entre eux contacts et échanges ont été constants.
Chacun d'eux possédait sa propre langue, sans qu'il existe la moindre possibilité de compréhension réciproque, l'étrusque étant une langue non indoeuropéenne, appartenant à la catégorie des langues agglutinantes, très différente de la langue indo-européenne du groupe italique qu'était le latin parlé à Rome.
Le problème de la communication s'est donc posé dès l'origine, suscitant l'apparition de situations de bilinguisme et l'existence d'individus bilingues.
Au départ, conformément à la prépondérance culturelle et politique de l'Etrurie, le bilinguisme a plutôt été le fait de Romains qui apprenaient l'étrusque, voire allaient se former aux lettres étrusques en se rendant dans des cités toscanes ainsi que nous l'apprend un texte de Tite-Live. Mais par la suite c'est le latin qui s'est imposé en Etrurie du fait de la conquête romaine, achevée en 264 av. J.-C.
Le latin est devenu la langue parlée dans l'ancien monde étrusque, même si on note, au moins pendant un certain temps, la persistance de certains usages de la langue nationale, soit comme signe d'un attachement nostalgique au passé glorieux de la province, soit dans le cas particulier de la littérature religieuse étrusque, mise en œuvre par les haruspices.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.